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Entretien avec Chrystelle Armata, finaliste de MT180s

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La loyauté probatoire à l’épreuve des nouvelles technologies… Si vous n’y comprenez goutte, c’est que vous n’avez pas (encore) écouté
Chrystelle Armata, doctorante en droit à l’Université Jean-Moulin Lyon 3 et finaliste heureuse de Ma Thèse en 180 secondes (MT180s). Après la finale régionale, la jeune femme s’est en effet classée à la troisième place du concours national en exposant son sujet de thèse en un temps réduit de 3 minutes. Nous l’avons rencontrée pour savoir ce que lui a apporté cette épreuve et mieux connaître son étant d’esprit à l’approche de la finale internationale qui se tiendra à Montréal ce mois-ci.


Votre sujet, comme souvent pour les thèses, est d’un abord abrupt ! Pouvez-vous nous éclairer ?
Il concerne le lien entre vidéo-surveillance, géolocalisation, écoutes téléphoniques, etc., et vie privée. Les nouvelles technologies sont des outils importants d’enquête et sont amenées à se développer, mais nous devons anticiper leur risque d’immixtion dans la sphère personnelle. Comment, par exemple, articuler efficacité policière et respect des libertés individuelles ? Cela inclut les réseaux sociaux, les lunettes Google, etc. C’est d’ailleurs l'un des aspects sur lequel mon travail s’est étoffé : initialement focalisé sur la vidéo-surveillance, il s’est progressivement élargi à d’autres technologies à mesure que je l’expliquais.

Qu’est-ce qui vous a conduit à participer au concours ?
Mon sujet concerne tous les citoyens. C’est pourquoi, quand j’ai été prévenue du concours par mon école doctorale, il m’a paru intéressant de communiquer afin de le vulgariser largement auprès du public.

Comment vous êtes-vous préparée ?
Avec mes proches et grâce à une formation de l’Université de Lyon. Un grand merci aux chargés de communication qui nous ont appris les bases (regarder les gens, soigner la gestuelle, etc.) et aux comédiens ! Ils m’ont permis de me laisser aller face au public. Ils nous ont également fait résumer notre sujet en 60 secondes, un exercice de synthèse qui m’a beaucoup aidé.

Quels souvenirs gardez-vous des premières épreuves ? 
Bons ! D’abord je ne pensais pas passer l’épreuve des sélections... De même pour la finale régionale, où j’avais tout misé sur l’actualité de mon sujet. Mais, finalement, je me suis appuyée sur le public. Capter le regard des gens, sentir qu’on transmet quelque chose, ça m’a portée. Lors de la finale nationale, c’était plus difficile car la salle était plongée dans le noir et je ne voyais pas le public. Impossible alors de savoir si l’information passe !

Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’approche de la finale, à Montréal ?
J’ai encore du mal à réaliser. Mais pour l’instant, ça va, je refonde ma présentation. Car ce qui était adapté à la France ne l’est pas nécessairement pour des jurés marocains, canadiens et belges. Je dois trouver des angles différents, mieux ciblés, qui me permettront de les concerner, eux. A moi de m’adapter pour les emmener avec moi et les convaincre !



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sur le concours MT180s 2014