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Première thèse en architecture soutenue à l'Université de Lyon

Soutenance de thèse

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le 25 juin 2014 /

"Autisme et architecture, relations entre les formes architecturales et l’état clinique des patients", tel sera le sujet soutenu par Estelle DEMILLY, doctorante, mardi 24 juin. Il s'agit de la première thèse en architecture "Université de Lyon". Le diplôme sera codélivrée par l'ENSAL et l'Université Lumière Lyon 2 - ED n°483 sciences sociales.


Autisme et architecture, relations entre les formes architecturales et l’état clinique des patients

Les relations entre l’espace architectural et la qualité de vie sont étudiées ici à travers une recherche transdisciplinaire (réunissant architectes et psychologues) centrée sur les liens entre les caractéristiques spatiales et l’état clinique des personnes atteintes de troubles du spectre autistique - TSA. Les travaux antérieurs dédiés à ces aspects sont rares, épars, et peu sont de nature véritablement scientifique. La recherche présentée dans cette thèse a pour but de mettre au jour des caractéristiques spatiales susceptibles, au sein des structures de prise en charge, de favoriser le bien-être de ces personnes. La méthodologie retenue consiste en un recueil de données architecturales et cliniques dans 20 établissements accueillant des personnes adultes présentant un TSA. L’architecture de ces 20 établissements a été  caractérisée et les comportements de 148 résidents à partir de questionnaires cliniques ont été évalués. Ce travail a débouché sur la création d’une base de données constituée de variables architecturales (explicatives) et de variables cliniques (à expliquer et à  contrôler). Des analyses statistiques permettent aujourd’hui de consolider certaines hypothèses sur l’impact de paramètres du cadre bâti sur l’état clinique des personnes atteintes de TSA. Au-delà des connaissances liées à l’autisme, il s’agit bien d’inscrire nos préoccupations dans un questionnement plus vaste sur la relation entre l’architecture et le bien-être de l’individu. Les architectes se projettent en tant qu’usager et utilisent leur propre représentation de la "qualité de vie" comme référence lorsqu’ils conçoivent. Cela peut  conduire à certains décalages entre l’espace conçu, et l’espace tel qu’il est vécu par des usagers méconnus du concepteur.

Le jury

► Jean-Louis VIOLEAU, rapporteur, professeur à l’ENSA Paris-Malaquais
► Karine WEISS, rapporteuse, professeur à l’université de Nîmes
► François FLEURY, directeur de thèse, professeur à l’ENSA Lyon
► Stephan COURTEIX, architecte, docteur en psychopathologie clinique
► Catherine LAVANDIER, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise
► Mathieu LAVANDIER, chargé de recherche, ENTPE
► Valérie LEBOIS, maître-assistant à l’ENSA Strasbourg
► François TRAN, maître-assistant à l’ENSA Lyon

Complément date : 
à 14h15
Lieux : 
Ecole nationale supérieure d'architecture de Lyon
- Amphi -

Thématique : Etudes doctorales


Contact

Ségolène Gaudry,
communication ENSAL