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Des étudiants du programme SERI partagent leurs expériences

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L’Université de Lyon et l’Université d’Ottawa coopèrent depuis 2012 pour la mobilité d’étudiants de l’Université d’Ottawa à travers le programme SERI. Depuis 6 ans des étudiants sont accueillis dans des laboratoires de recherche des établissements membres de l’Université de Lyon.

A l'occasion du lancement du programme SERI (Stages d'été en recherche à l'international pour étudiants du premier cycle) 2018, nous avons rencontré Sabrina Ahmad et Sadad Rahman de la promotion de 2015 du programme SERI, ainsi que Jennifer Erlikh de la promotion 2016, qui nous parlent de l’impact que leurs stages a eu sur leur vie professionnelle mais aussi personnelle.



Première photo : Sabrina Ahmad ; deuxième photo : Sadad Rahlan ; troisième photo : Jennifer Erlikh

Sabrina a effectué un stage au Centre de la Recherche et d’Innovation sur le Sport (actuellement le L-VIS) à l’Université Claude Bernard Lyon 1.  Elle s’apprête à commencer un Master à l’étranger. Sadad a fait de la recherche en cancérologie au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon ; il continue à présent des études de médecine. Après un stage de recherche en neurosciences entre le laboratoire WAKING (Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon) et le centre hospitalier le Vinatier, Jennifer est à présent diplômée d’un Bachelor de sciences de la santé de l’Université d’Ottawa.

Qu’est-ce qui t’as amené à participer au programme SERI ?

Sabrina Ahmad : Le programme SERI m’intéressait pour plusieurs raisons. En plus d’être dans la magnifique ville de Lyon, mon stage était particulièrement intéressant car c’était une façon de continuer mes recherches passées en me focalisant sur un sujet spécifique. C’était une décision fantastique.

Sadad Rahman : J’ai voulu acquérir de l’expérience en recherche, voyager dans un autre pays et continent, et vivre la culture Française.

Jennifer Erlikh : Il y avait plusieurs raisons. Tout d’abord, j’étais curieuse de travailler et de vivre dans un autre pays, un pays très éloigné de la culture Canadienne, de son mode de vie et de sa nourriture. J’ai pensé que la France serait un bon choix parce que cela me permettrait d’améliorer mon français et de travailler dans un domaine qui m’intéresse vraiment.

Quel était ton domaine d’étude durant ton stage ?

S.A. : Je travaillais au Centre de recherche et d’innovation sur le sport. Nous examinions les antécédents émotionnels du burn out chez les jeunes athlètes. J’ai tellement appris sur l’intersection entre la psychologie et la performance athlétique ; nous avons étudié des facteurs comme la motivation et le rôle de la compétition sur la confiance chez des jeunes.

S.R. : J’ai fait des recherches en cancérologie.

J.E. : Pendant mon stage, j’ai eu le plaisir de travailler à la fois dans un laboratoire et dans un hôpital. En règle générale, j’analysais la relation entre la qualité du sommeil, le régime, et les taux de glycémie chez les enfants atteints d’un diabète de type 1.

Qu’est-ce qui te plaisait/te plait toujours dans la recherche ?

S.A. : J’aimais le fait que mon expérience en laboratoire m’ait exposé à différentes facettes d’une étude scientifique. J’ai apprécié la littérature, et rencontrer les participants aux études, interpréter les données et en tirer des conclusions. J’ai particulièrement aimé interagir avec les participants, qui étaient agréables et enthousiastes. Cela m’a aussi permis de mieux comprendre et reconnaître la masse de travail qui entre en jeu dans un projet de recherche.

S.R. : Ce que j’ai aimé le plus, c’était l’incroyable équipe avec laquelle j’ai travaillé et tous les conseils qu’ils m’ont donné pour que je puisse développer des compétences de recherche, et pour m’habituer à la vie en France. Mon superviseur était très encourageant et m’a poussé à devenir indépendant dans mon travail.

J.E. : La recherche est un domaine captivant et sans limites, qui donne l’opportunité de répondre à n’importe quelle question voulue. J’ai été très chanceuse d’avoir pu trouver ma propre question et de pouvoir orienter mon stage sur cet aspect spécifique. Même si on peut faire des hypothèses sur la façon dont notre corps a de se comporter dans certaines conditions, les découvertes, au final, peuvent mener vers d’autres questions.

Qu’est-ce que tu retiens de ton stage, sur un niveau universitaire et  personnel ? Qu’est-ce que tu retiens de cette expérience de recherche  dans un laboratoire à l’étranger ? Est-ce que ça a été un plus pour ton parcours ?

S.A. : A un niveau universitaire, ça m’a donné un aperçu important des engagements et de l’éthique de travail qui sont nécessaires à la réussite académique. Dans mon laboratoire, j’ai travaillé à côté d’académiciens accomplis et d’étudiants travaillant pour leurs masters ou thèses, et tous travaillaient inlassablement, et étaient toujours très impliqués dans leurs recherches, ce qui était très inspirant à voir. A un niveau personnel, j’ai appris à accepter les différences culturelles et à accepter les défis et difficultés rencontrées. 

S.R. : Mon stage a eu un énorme impact positif sur mon profil académique, et a ouvert de nombreuses portes lorsque j’ai postulé pour d’autres postes de recherche et des programmes de master. A un niveau personnel, je me souviendrais toujours de cet été fantastique que j’ai passé à Lyon et en France avec mes merveilleux collègues du programme SERI. C’était sans nul doute un des meilleurs étés de ma vie jusqu’ici.

J.E. : Lyon a été une source de croissance personnelle et professionnelle. Cela a ouvert une nouvelle voie pour moi, et une nouvelle ambition dans le domaine de la santé. Mon stage a été l’occasion d’explorer ce que je voulais faire de ma carrière, et ce que je ne voulais pas faire. Cela m’a montré à quel point la recherche est importante dans notre monde, que la recherche est une source vitale de développement en médecine, pour les infrastructures et pour la qualité de vie. Vivre à Lyon a été une expérience très positive que je recommencerais encore et encore.

Qu’est-ce que tu fais cette année ? (travail, voyage, études, autres)

S.A. : En octobre, je commencerai un master à l’Université d’Oxford en Angleterre pour étudier les sciences sociales d’internet ; c’est m’éloigner du sujet que j’ai étudié en France, mais j’ai hâte. Jusque-là je travaille comme spécialiste des communications dans un think tank d’Ottawa.

S.R. : Je fais des études de médecine au Canada. J’ai toujours voulu m’impliquer dans le domaine médical. Mes expériences de recherche en laboratoire, à l’étranger et ici, ont solidifié ma décision de commencer mes études de médecine pour pouvoir m’occuper de patients comme clinicien mais aussi j’espère, pouvoir continuer à prendre part à des recherches cliniques pour faire avancer les traitements.

J.E. : Je viens de terminer mon année à l’Université d’Ottawa. Je suis très heureuse de dire que je vais continuer mes études en France, pour un Master de Santé Publique. Mon séjour à Lyon m’a beaucoup influencé. Je me suis rendue compte que j’appréciais vraiment la vie en France, et qu’étudier en France serait une expérience fabuleuse et enrichissante.

Est-ce que tu voudrais revenir à Lyon ?

S.A. : Je retournerai à Lyon en un battement de cils ! J’ai commencé à réfléchir aux opportunités à Lyon, une fois terminé mon Master en Angleterre, puisque les Canadiens sont éligibles pour un visa d’une année ou deux. La culture, la météo, la nourriture, et la langue me rappellent tous à Lyon !

S.R. : J’aimerais revenir à Lyon à 100% si j’en avais l’occasion. Ce serait aussi très intéressant de faire une partie de ma formation médicale à l’étranger, peut-être en France, et peut-être à Lyon !

J.E. : J’aimerais sans aucun doute revenir à Lyon. Je pense que les gens qui y grandissent sont vraiment chanceux, parce qu’ils ont tellement de choses à faire et à voir à portée de main. En plus de voyages en Italie et en Suisse, il y a tellement de choses à faire en France. Lyon est tellement proche des Alpes, de la mer, de l’Ardèche. Mon séjour à Lyon était tellement mémorable, j’ai pu découvrir de nouvelles choses chaque week-end.