Accueil


Retour sur la Matinée IDEX Lyon 2016 / Collèges académiques

Colloque / Séminaire

Share |

le 16 juin 2016 /

Le séminaire « Collèges Académiques : références et expériences internationales » a réuni mercredi 15 juin plus de 100 personnes à la Maison Internationales des Langues et de la Culture.



Représentants des Collèges Académiques et des gouvernances des établissements de l’Université de Lyon ont pu échanger avec les experts et représentants des universités étrangères sur les modèles institutionnels.

Autour des présentations des Universités de Genève, de Montréal et d’Utrecht, les débats ont montré l’importance de définir des objectifs académiques en préalable à la définition de cibles structurelles et organisationnelles. Dans ce cadre, les Collèges Académiques sont apparus comme des lieux d’intégration et de développement, outil de prospective et de stratégie académique.

Cet évènement s’inscrit dans la démarche de Benchmark mise en place autour du projet IDEXLYON2016.


                

RETOMBEE PRESSE-NEWSTANK EDUCATION


L’UdL réalise un benchmark international pour peaufiner son modèle d’organisation
Lyon - Publié le mercredi 15 juin 2016 à 18 h 26 - Actualité n° 71370

« Notre démarche est d’avoir le plus d’approches internationales possibles, afin d’apprendre de ce que font d’autres établissements en matière d’organisation. Il n’existe pas un modèle unique à dupliquer, mais une multiplicité de pratiques dont nous pouvons nous inspirer, et adapter en fonction de notre contexte et de nos enjeux », déclare Jean-François Pinton, président de l’ENS Ecole normale supérieure Lyon et chef de projet Idex Idex Initiatives d'excellence , à News Tank, le 15/06/2016 à l’issue d’un séminaire organisé par l’UdL Université de Lyon autour des « collèges académiques : références et expériences internationales ».

Lors de ce séminaire, trois établissements étrangers ont pu présenter leur modèle : l’université de Genève, de Montréal et d’Utrecht. De ces échanges, Jean-François Pinton retient notamment que « tous les établissements ont insisté sur le fait qu’avant d’imaginer un modèle organisationnel et structurel, il est essentiel de d’abord définir l’objectif académique. C’est à partir de cet objectif que l’organisation découle, pas l’inverse ».

Dans cette démarche de benchmark international, l’UdL a effectué en mai 2016 des visites de Cambridge et Oxford, ainsi qu’un échange en visio-conférence avec l’Allemagne. Une dynamique qu’elle compte poursuivre avec d’autres pays. « Nous voulons regarder du côté du Brésil, de la Chine et bien sûr de l’axe alpin avec Zurich, Munich et Turin. L’objectif est de profiter de l’expérience de ces établissements dans la durée. On sait que la construction d’espaces académiques va prendre des années. C’est un mouvement qui ne fait que commencer ».

Selon le directeur de l’ENS Lyon, ce séminaire a également permis aussi aux membres d’UdL d'être « conforté dans le fait que les outils mis en place dans le cadre de l’Idex, notamment les huit collèges académiques, sont en phase avec le mouvement général. D’ailleurs les établissements présents étaient également intéressés par ce que nous avions mis en place », ajoute Jean-François Pinton.

Les modèles de Genève, Montréal et Utrecht
Pour le séminaire consacré aux modèles internationaux de collèges universitaire, le choix de l'UdLUniversité de Lyon s’est porté sur trois établissements :
•    L’université de Genève par la voix de Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice : « Cet établissement nous intéressait du fait qu’ils sont partis de questionnements et défis sociétaux plutôt que des disciplines pour bâtir leurs collèges universitaires, à l’image du CISA (Centre inter-facultaire des sciences affectives) », indique Jean-François Pinton.
•    Utrecht University avec Rob van der Vaart, vice-recteur : « Leur démarche menée autour de l’institut de formation pour les enseignants, et qui permet de prendre en compte la formation continue dans l'ESR ESR Enseignement supérieur et recherche nous intéresse particulièrement ».
•    L’université de Montréal, représentée par Gérard Boismenu, vice-recteur en charge de la transformation institutionnelle : « Il a été nommé en juin 2015 afin de mener une politique de changement global de l’organisation intégrant ensemble les dimensions de formation et de recherche, avec un fonctionnement matriciel. C’est justement ce que nous avons cherché à faire au sein de nos collèges académiques ».
Pour Jean-François Pinton, l’intérêt de ce panel tenait notamment au fait que ces établissements présentent des organisations différentes :
•    « La Suisse est assez proche de la France en matière de gouvernance, alors que le Canada et les Pays-Bas fonctionnent sur des modes plus anglo-saxons. Mais ce qu’on a pu voir au-delà de cette diversité, c’est qu’ils ont comme point commun d’accorder un maximum de place à la conduite du changement ».

En France, des freins « plus culturels que structurels »
Le directeur de l'ENS Ecole normale supérieure Lyon estime que, s’il y existe en France des freins pour conduire le changement, « ils ne sont pas forcément structurels et tiennent davantage à des enjeux de type culturel, dans l'élan pour la construction des projets. Nous sommes de toute façon héritiers d’un système avec lequel nous devons composer ».
Mais pour lui, les choses évoluent : « Le fait que ce séminaire ait pu rassembler une centaine de personnes dont de très nombreux chefs d'établissement témoigne de l’envie de créer un espace de réflexion autour de ce modèle commun intégrant formation et recherche ».


"Cette dépêche parue le 15/06/2016 est reproduite avec l'autorisation de News Tank Education"