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Edito-mars/avril 2011

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Ce numro de printemps met en lumire quelques-unes de nos actions qui structurent notre travail de proximit et dancrage territorial.

Le projet « Un campus, une ville, une relation à inventer » interroge la responsabilité sociale des Universités avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et de la mairie de Villeurbanne. Comment inscrire les savoirs développés dans les laboratoires du campus au cœur des différents quartiers de la ville ? Comment faire profiter les citoyens de ces savoirs ? Comment créer des échanges entre les villeurbannais et les usagers du campus ? Avec le partenariat du GREPS (groupe de recherche en psychologie sociale, Université Lyon 2), nous tentons d’apporter quelques réponses concrètes et propositions de participation aux habitants de la ville et acteurs du campus.

Ces mêmes questions ont été explorées au niveau européen pendant vingt deux mois avec le projet CASC qui vient de s’achever. CASC (Cities ans Science Communication) nous a permis d’explorer la manière dont les autres pays européens mettent en lien sciences, savoirs et enjeux sociétaux contemporains. Nous avons eu la chance dans ce cadre d’effectuer un voyage d’études à Shanghai qui s’est révélé tout à fait passionnant. Ces échanges entre « le local et le global » nous apparaissent de plus en plus indispensables à la compréhension des enjeux des sciences dans notre société.

Plus proches de nos publics, les ateliers "Nature en ville et des abeilles sauvages" (projet Urbanbees) sont un exemple d’activités développées pour renouveler nos pratiques, de manière ludique et participative. Ils permettront de relayer les questions et la parole des publics sur nos choix de vie en ville, et nos possibilités d’y abriter des espèces animales sauvages.

Enfin, notre chercheur du mois est Roberto Vargiolu, chercheur en tribologie, discipline qui étudie les frottements, au LTDS à l’Ecole Centrale de Lyon. Toujours prêt à imaginer des activités originales, il sait rendre la science proche et attractive. Son parcours atypique, d’un BEP d’électronique à une thèse de doctorat en tribologie, est une preuve magnifique que la recherche est potentiellement ouverte à tous, qu’elle peut être un chemin éminemment créatif. De nombreux chercheurs comme Roberto donnent de leur temps pour ouvrir les portes du savoir à tous. Leur travail en ce sens est souvent insuffisamment reconnu à sa juste valeur. Ils sont pourtant un maillon fondamental dans la construction d’une société démocratique de la connaissance.

Bonne lecture.
 
Béatrice Korc, responsable du service Science et Société de l'Université de Lyon-CCSTI du Rhône