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PERARES = Objectif boutique des sciences

Le service Science et Société est impliqué dans le projet européen PERARES (Public Engagement with Research and Research Engagement with Society). Lancé en mai 2010 pour une durée de 5 ans, ce programme a pour objectif d’impulser et d’entretenir des échanges plus systématiques entre des chercheurs et des citoyens.

26 partenaires de 17 pays européens échangent leurs expériences autour d’un dispositif particulier : les boutiques des sciences (science shops).

Les boutiques des sciences ?

Les boutiques des sciences sont des dispositifs qui permettent de répondre à des besoins de recherche ou d’expertise émanant de la société, sur des bases non-lucratives.
Concrètement, elles identifient les besoins des demandeurs (associations, groupes d’individus, coopératives…) en expertise et/ou en connaissance, puis trouvent le meilleur moyen d’y répondre (en termes de compétences, de planification, etc.).
En 2011 une étude sur la faisabilité opérationnelle d’un dispositif de type « boutique des sciences » sur le périmètre de l’Université de Lyon a été entamée, en partenariat avec Lyon Science Transfert, service de valorisation du PRES et grâce au soutien du Grand Lyon.
Elle se poursuivra en 2012 et permettra de mettre en place dès 2013 une stratégie adaptée. Les premiers résultats, qui restent à approfondir, montrent l’existence d’une demande sociale potentielle autour des questions liées aux trois aspects du développement durable (environnement, social, économique) et à la santé.
Un travail de sensibilisation des étudiants et des chercheurs a été engagé, afin de fédérer la communauté scientifique autour du projet.

Reccueillir la demande sociale et repérer les besoins de la recherche

Une première consultation, sous forme de questionnaires, a été effectuée sur la base d’un recensement des structures de la société civile organisée sur deux thématiques : santé et environnement. Une seconde consultation sera réalisée en 2012 afin d’affiner ses premiers résultats.

Exemples de questions posées par les associations consultées sur les thématiques santé et/ou environnement :
  • Quel est l’impact des formations  aux gestes de premiers secours sur la survie des personnes accidentées ?
  • Quel est l’impact sanitaire lié aux particules biologiques (pollens et moisissures) dans l’air ?
  • Quels sont les savoir-faire des professionnels et des familles concernant l’accompagnement de résidents atteints de handicaps rares ?
  • Quels sont les risques liés à l’ingestion de fruits et légumes cultivés sur sols pollués en ville ?
Quelques exemples aux Pays-Bas…
  • La boutique des sciences de Wageningen permet le développement de scénarios pour améliorer la circulation automobile dans un village.
  • La boutique des sciences de Groningen propose une solution pour un éclairage des rues dans une zone naturelle qui préserve la vie des chauves-souris locales.

Les chiffres clés

  • 10 contributions ont été reçues, émanant de « têtes de réseaux » ou de collectifs regroupant au total 54 structures
  • 100 % des répondants affirment être confrontés à des « questions qui mériteraient d’être approfondies et les résultats partagés avec d’autres citoyens »
  • 70 % d’entre eux se déclarent « intéressés pour travailler avec un petit groupe de chercheurs et d’étudiants sur une question posée par leur association »
  • Plus de 70 laboratoires de recherche en environnement et 80 en santé ont été identifiés susceptibles de répondre aux besoins des associations

Une première expérience en 2012 :  « Des chercheurs aux jardins »

Un premier projet de recherche interdisciplinaire et participative débutera en 2012, en réponse aux besoins exprimés par la Société des Jardins Ouvriers de Villeurbanne, confrontée à deux séries de problèmes :
  • Comment limiter l’envasement progressif de la rivière Rize qui coule au milieu de parcelles potagères ? Quels sont les risques d’inondation et de pollution ?
  • Comment faire évoluer les pratiques des jardiniers, notamment pour limiter l’usage de produits phytosanitaires ?

Différentes compétences scientifiques (IRSTEA, GRePS/Lyon2) et naturalistes (FRAPNA) vont travailler ensemble sur ces questions, jusqu’en juin 2013.

Financé dans le cadre d’un appel à projet de la Région Rhône-Alpes, il sera accompagné d’ateliers pédagogiques ouverts au public qui permettront de présenter la démarche aux acteurs du territoire.