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Signes poétiques et signalisations pratiques dans la ville

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le 19 novembre 2016 /

Dans la ville, divers types d’inscriptions se déploient et sont exprimés par une hétérogénéité d’acteurs.


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Au cours de nos trajets quotidiens, on voit des noms de rues, des signalisations (podotactiles), des inscriptions paysagères et architecturales et on utilise du mobilier urbain pour s’asseoir, jeter nos déchets ou encore jouer et se déplacer. Autant d’objets qui retracent la présence d’élus, de personnes qui habitent un territoire ou encore d’entreprises publiques et privées.

Quelle est la densité des significations de ces inscriptions aux niveaux symbolique et esthétique ? Y a-t-il une raison à ce qu’elles se trouvent dans un lieu ou sur un support spécifique et pas un autre ? Pourquoi certaines paroles persistent (monumentales et muséales) alors que d’autres tendent à disparaitre (revendicatives ou poétiques) ?
En s’attardant sur des signes dans l’espace public, on appréciera également divers objets de l’espace public (bâtiments, collages, jardins, peintures, panneaux, etc.). On se penchera sur la présence de ces objets dans la ville, de leur construction et leur utilisation à la poétique d’un geste singulier qui redessine le territoire, à différentes échelles (rue, arrondissement, ville, région, etc.).

Deux promenades sont proposées dans ce cycle d’évènements. Il s’agit d’observer la diversité des discours sur le territoire du Grand Lyon, entre une analyse des langages et une expérience par une pratique artistique. Julien Thiburce et Antonin Rêveur vous proposent ainsi un regard croisé sur les langages parlés et inscrits dans la ville, de l’architecture à la signalétique en passant par le graffiti et la sculpture. Par l’appréhension de différents modes d’expression langagiers, ce territoire sera abordé dans ses spécificités autant que dans ses ressemblances à d’autres villes de France et d’ailleurs.

Avec :
  • Julien Thiburce est doctorant en sciences du langage à l’Université Lyon 2 et au Laboratoire ICAR (CNRS - UMR 5191). Sa recherche porte sur les langages dans l’espace urbain et les diverses formes d’appropriation que s’en font les usagers de la ville et les institutions publiques. Il s’intéresse alors à des langages qui répondent de modalités d’expression hétérogènes (graffitis, œuvres d’art public commandées, architecture, affiches publicitaires, etc.) et les manières dont ils sont reçus, interprétés et discutés
  • Antonin Rêveur est un artiste lyonnais dont la pratique prend ses origines dans la culture graffiti des années 1980. Il produit sur une diversité de support (murs, toiles, voitures, mobilier urbain) avec de multiples matières (acrylique, aquarelle, fusain, huile, spray, entre autres). Dans son travail en extérieur, il interroge la construction de l’espace public par les liens tissés entre ses peintures éphémères et spontanées et l’environnement dans lequel elles prennent place.
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Ressources et informations sur le Blog Et si on en parlait

Complément date : 
RDV à 13h45 et départ à 14h00


Lieux : 
Ancienne gare des Brotteaux (Lyon 6ème)
• Arrêts prévus :
Place Charles Hernu (Villeurbanne), Ecole Nationale de Musique (Villeurbanne) et le Passage Rey (Villeurbanne) / Arrivée : Place du Centre (Villeurbanne)

Partenaires : 


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